Comment gérer les relations presse pour faire parler de sa PME (Suite GUIDE)

comment gérer les relations presse

Pour faire parler de sa PME dans la presse, il faut appréhender les codes du monde journaliste. Découvrez notre guide gratuit.

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-2- « Informer ne rime pas avec publicité » 

Dans la tête de pas mal d’entrepreneurs, il n’y a pas de différence entre journalisme et publicité. Alors certes, si un journaliste fait appel à vous dans le cadre d’un sujet qu’il traite, indirectement il fera de la pub pour vous.  Mais vous, au niveau de votre démarche proactive, dans votre désir ardent de nouer avec les médias, comme pour bon nombre d’entrepreneurs, vous perdez de vue qu’un journaliste cherche avant tout de l’info croustillante, du scoop, des concepts en rupture avec le marché, bref, il cherche à informer. Alors, si vous rentrez dans les brancards en approchant un journaliste de la manière suivante : « Dites ?! Y a pas moyen de faire un article sur mon entreprise ». Voilà le truc bien lourd qui vous assurera un beau renvoi en black-list de la part du journaliste.

Comment éviter cet écueil ? Voici quelques garde-fous incontournables :

  • Se mettre dans la peau du journaliste qui, sur base de votre communiqué ou de la conversation téléphonique qu’il aura eue avec vous se posera la question suivante : « Est-ce que ça va intéresser mes lecteurs ? » Et pour la dimension plus narcissique mais certainement pas négligeable, amener du scoop à un journaliste c’est super important pour lui qui est en perpétuelle quête de reconnaissance de la part de son rédac’chef. Sans compter que tous les matins lorsqu’un journaliste débarque en réunion de rédaction, il est censé proposer au minimum un bon sujet qui fera l’actualité. Entendez par là qu’il doit traiter d’une thématique qui doit faire sujet de conversation, dans le meilleur des cas, en amenant un scoop.
  • Proposer des études, enquêtes, sondages que vous réalisez vous-même, le tout en rapport avec votre secteur d’activité, représente une piste très efficace.

-3- Un communiqué optimale dans sa forme

Tous les jours les rédactions reçoivent des dizaines et des dizaines de communiqués. Il faut que votre communication soit optimale et percutante. Il faut donc rédiger un communiqué digne de ce nom. Lorsque vous écrivez votre communiqué, vous devez le penser comme de la matière première pertinente pour un article de presse. Un bon journaliste sera d’autant plus sensible à l’égard de votre communication si vous parlez « son langage »: si vous faites l’effort de respecter certains critères de base de lisibilité et d’accroche journalistique dans votre façon de vous mettre en avant. Un bon titre accrocheur et un chapeau, à savoir un résumé très court de votre contenu (en deux ou trois phrases), pour introduire votre communiqué qui comptera 2.500 signes, soit entre 400 et 500 mots. N’oubliez pas d’y insérer une ou deux photos pertinentes en lien avec l’actualité de votre entreprise.

Ne négligez surtout pas deux ou trois autres critères fondamentaux et cruciaux comme :

  • Le principe de l’entonnoir renversé: vous commencez avec l’élément le plus actuel et le plus attractif par rapport auquel vous pouvez facilement faire un lien avec votre marque et votre entreprise. Ensuite, vous élargissez le propos au fil du communiqué en parlant de vous et de votre entreprise. Votre point de départ et votre fil conducteur repose sur la question suivante : « Pourquoi un journaliste parlerait de mon communiqué ? »

> Titre : Accrocheur & anglé sur l’info principale

> Sous-titre : Unité informationnelle à part entière qui ne doit pas être une redite du titre

> Chapeau : Un résumé du communiqué qui répond aux questions « Qui – Quoi – Où – Pourquoi – Comment »

 > Corps de texte: 2.500 signes maximum, bien anglé sur l’information principale.

> Personne de contact

  • Bien angler votre communiqué. Ne partez pas dans tous les sens. L’idéal, sur un canevas de 2.500 signes, c’est de vous tenir à un seul angle bien précis. Surtout évitez un titre bateau et très général. Ne noyez pas votre communiqué d’informations telles que l’historique de votre entreprise, de faire l’inventaire de votre offre commerciale, etc.
  • Sujet-Verbe-Complément: Développez un style simple mais efficace. Evitez les constructions syntaxiques compliquées. On ne vous demande pas d’être Rimbaud ou Victor Hugo. Soyez originaux et accrocheurs. Mais recourez à des structures syntaxiques simples.
  • Evitez le recours à votre jargon: Si vous balancez un texte plein de fautes d’orthographes et truffé de termes techniques, considérez que c’est comme si vous essayez de vendre une maison insalubre à une agence immobilière. Il est donc crucial de vous faire relire par une personne qui n’y connaît rien et de voir si elle comprend tout.
  • Evitez de balancer un dossier de presse complet, genre 20-25 pages, par mail ou par courrier classique. Un communiqué concis envoyé par mail et suivi d’une prise de contact téléphonique en vue d’obtenir une rencontre avec le journaliste lors de laquelle vous lui donnerez le dossier complet, constitue un must à mes yeux.
  • N’oubliez pas de mentionner une personne de contact. En parlant de contact, communiquez exclusivement votre numéro de GSM et surtout, soyez facilement joignable. Car les journalistes n’aiment pas courir après leur source, même si, à la base, le métier requière ténacité. Tout bon journaliste digne de ce nom ne doit pas avoir peur d’insister encore et encore pour contacter les sources indispensables au sujet qu’il traite.

Vous trouverez quelques bons exemples à suivre via les liens suivants : :   http://goo.gl/2Yk38r , http://goo.gl/Va4v9L , http://goo.gl/8NVYFX

-4- Un timing idéal ?

Je ne vous recommande pas de balancer votre communiqué en fin de journée. Pour la simple et bonne raison que toutes les rédactions, celles qui diffusent de l’info de manière quotidienne, est en plein rush pour boucler son édition.

Je peux vous assurer que les journées des journalistes sont à rallonge.   Un journaliste ne compte pas ses heures. Sans oublier de mentionner qu’au niveau de la presse écrite, les journalistes, à tour de rôle, assurent la mise en page du journal. Une mission durant laquelle on ne décolle pas de la rédaction avant que le journal ne soit envoyé à l’impression. Il fallait prier pour qu’il n’y ait pas un accident de la route mortel de dernière minute ou un autre fait majeur vous contraignant à bouleverser l’entièreté de votre train de page à la dernière minute.

Tout ça pour vous dire qu’envoyer un communiqué le soir, faut oublier ! Envoyez-le tôt le matin. En général, les groupes de presse affichent les coordonnées e-mail des rédacs’-chef ou rédac’-chef adjoints. Couplez l’envoi de votre mail d’un appel téléphonique. Arrangez-vous pour connaître les heures de début et de fin de réunion de rédaction. En générale journalistes arrivent 30 min, voire une heure avant le début de la réunion.

Profitez des périodes creuses de l’année : l’été, la veille des périodes de fêtes de fin d’année, par exemple, où les rédactions sont encore plus en sous-effectifs, où même les collaborateurs indépendants et correspondants locaux (en général les « petites mains » de la rédaction) ne sont pas disponibles, dans ces moments-là, les journalistes seront nettement plus réceptifs à votre communiqué.

– Et puis, il y a les incontournables marronniers, ces sujets qui reviennent d’années en années. Ainsi, à la période qui précède la rentrée des classes, il est clair qu’un fabricant de cartables a tout intérêt à bien préparer sa comm’. Idem pour un marchand de tentes avant la période des festivals qui s’ouvre avec l’arrivée du beau temps, ou encore du chocolatier avant les fêtes de fin d’année. A vous de bien détecter si vos produits et vos services coïncident avec un moment emblématique de l’année pour vos consommateurs.

– Faites-en sorte d’être facilement joignable et ne tentez pas de vous payer le luxe de fixer le rendez-vous à une semaine à compter du moment de l’appel. Avec la presse, vous n’êtes pas maître du temps. Si un journaliste vous appelle, dites-vous bien que c’est pour vous rencontrer au plus vite. Cela est d’autant plus vrai si vous êtes face à un journaliste de la presse quotidienne.

-5- Respecter le libre arbitre du journaliste

Pour ce qui est du traitement de l’information, ne tentez surtout pas de presser le journaliste et de lui suggérer un timing de publication. Le journaliste a horreur de cela. Il lui plaît de conserver son libre arbitre. Lui, de concert avec ses responsables éditoriaux, sait pourquoi il ne traitera pas tout de suite le communiqué que vous lui avez adressé et ce, même si l’information que vous l’avez communiquée est très intéressante pour son audience.

Il se peut que l’information que vous lui apportez l’intéresse, mais qu’il la traite dans quelques jours, voire dans quelques semaines, car elle sera plus en phase avec l’actualité ou qu’il aura plus de temps pour se pencher dessus, car là il travaille sur une série d’autres dossiers.

C’est donc le journaliste qui tient les rennes et qui dans tous les cas de figure tiendra à préserver son libre-arbitre. Ceci dit, rien ne vous interdit de coupler l’envoi du communiqué à un appel téléphonique pour : savoir si le document est bien arrivé, pour pitcher votre communiqué, de défendre votre argumentaire.

Surtout n’envoyez pas des communiqués de presse à la pelle.

Idem pour ce qui est de la relecture: Demander de relire « pas pour censurer, mais pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreur », si vous avez affaire à un tout jeune journaliste qui manque de confiance en lui, il y a de grandes chances que cela ne le choque pas. Que du contraire. Mais si vous avez face à vous un journaliste chevronné, il risque de mal le prendre, la plupart d’entre nous étant attachés à la « liberté de la presse ».

Lorsqu’il s’agit de sujets techniques, vous pouvez tenter le coup. Mais ne perdez pas de vue que quel que soit le sujet, traiter l’info, c’est le boulot du journaliste. Rien n’oblige le journaliste à accepter une relecture avant publication.

Mais si vous lui balancez que vous craignez que vos propos soient déformés, cela revient à dire que vous prenez le journaliste pour un incapable.

Pour le reste, si vous posez un embargo sur la diffusion d’une information ou que vous communiquez une information pour la bonne compréhension du journaliste, mais que vous imposez un « off », à savoir : toute interdiction d’en parler, là, le professionnel est dans l’obligation de respecter vos conditions.

-6- Envoi ciblé 

Evitez l’envoi du communiqué à l’adresse mail générale de la rédaction. Il va se noyer dans la masse.

Très souvent, les organes de presse, principalement via leur site, communiquent pas mal de coordonnées (mail, téléphone fixe) des responsables éditoriaux, voire des journalistes salariés eux-mêmes.

Le site de l’Association des Journalistes professionnels constitue une bonne ressource également.

Affinez le ciblage quant à l’envoi de votre mail : ne balancez pas un communiqué concernant votre start-up à un journaliste sportif par exemple. S’il est pro, il le transfèrera au journaliste spécialisé dans la thématique. Mais ça l’agacera tout de même.

Il ne faut pas envoyer votre communiqué de manière compulsive et dans un esprit tous azimuts. Prenez la peine, de manière récurrente, de consulter la presse afin de repérer les différents profils de journalistes qui sont les plus susceptibles d’être réceptifs à votre communiqué.

Surtout, ne négligez pas et ne sous-estimez pas la presse régionale, où l’info de proximité et l’info service sont très souvent les bienvenues. Un journaliste sera d’autant plus interpellé par un entrepreneur qui lance un concept, un produit original dans la région qui concerne sa zone d’édition. Sans compter qu’il sera emballé à l’idée qu’il va faire découvrir cela à ses lecteurs, des citoyens de sa zone d’édition.

Ciblez les journalistes freelance. Ils collaborent souvent pour différents médias. Et dans le même temps, n’hésitez pas également à réserver une exclusivité à un média.

Communiquer avec la presse, c’est un jeu de séduction. Il faut vous intéresser aux médias afin de vous positionner de manière optimale. Les responsables éditoriaux des différents groupes médiatiques nouent volontiers avec des acteurs socio-économiques ou culturels qui peuvent leur apporter un plus en termes de diffusion pour leur média.

 -7- La conférence de presse

La conférence de presse est à prendre avec des pincettes : Il faut une info bouillante, qui concerne une région toute entière, le Royaume, voir plus… Ou encore, si vous êtes certains d’avoir le premier ministre à vos côtés, drainant caméras, micros, appareils photos et journalistes… Sinon, il est quasiment sûr que votre conférence se résumera à un flop avec très peu voire pas du tout de journalistes présents. N’oubliez pas que les différentes rédactions ont été écrémées et que les journalistes ne sont plus légion.

A vous de jouer !!

 

 

 

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